Cette petite phrase est reliée dans nos esprits à la religion, et beaucoup la rejettent, préférant ne pas penser à leur avenir dans l‘au-delà, ou croient que la vie se termine avec la mort du corps physique. Si cela était vrai, la vie n’aurait aucun sens. Mais la vie est éternelle, que l‘on soit croyant ou athée ne change rien à l‘affaire. La règle est la même pour tous :nous n’avons qu’une vie, composée d’alternances de périodes sur terre et d’autres dans l’au-delà.

          Pour prendre une image que tout le monde comprendra, nous pourrions comparer la vie au Tour de France, encore que, dans la vie éternelle, il ne s‘agisse pas de compétition : tout le monde arrivera au but, tôt ou tard, s‘il respecte certaines règles élémentaires. Cette épreuve si prisée est composée de nombreuses étapes et, dans chacune d’elles, le sportif découvre et apprend quelque chose de nouveau : il y a de tranquilles étapes de plaine, d’autres beaucoup plus ardues qui demandent des efforts considérables, comme l’ascension du Tourmalet et l’Aubisque dans la même journée. Il y a des « contre la montre« , où la solitude règne. D’autres étapes décisives où il faut tout donner pour rattraper le retard accumulé, car rien n’est jamais gagné d’avance. Et ce n’est pas parce qu’un tel est maillot jaune depuis le début qu’il est à l’abri d’un grave accident en vue de l’Arc de Triomphe. Dans le Tour de France comme dans la vie, il faut être humble, et ne pas sous-estimer « l’adversaire. » (1)

Entre ces étapes, qui sont la partie visible de la Grande Boucle, il y a les soirées, que le public appelle « repos. ». J’ignore si le coureur les nomme ainsi, car la fatigue s’accumule au fil des étapes, les chutes laissent des marques. Certes il y a un temps de repos, mais il faut revoir l’étape du jour, certaines plus anciennes, analyser son comportement avec son directeur technique, en tirer les conséquences afin de s‘améliorer à l‘étape suivante.

          La vie peut être comparée au Tour de France : voilà notre but, nos Champs-Elysées personnels, qui n‘ont jamais porté aussi bien leur nom. (2)
Les étapes de la course sont nos vies sur terre, les unes plus faciles que les autres, dans des lieux et des corps différents (nous changeons très souvent de sexe), afin que les expériences nous servent à bien connaître nos semblables, le monde et la Création.
          Lorsque les coureurs disparaissent de l’écran télé, c’est le moment où nous quittons la terre. L’homme ne dort pas d’un sommeil éternel, loin de là   Après un moment de repos, il travaillera plus que sur terre, et sans aucun jour férié !

         L’esprit quitte le corps et va dans l’au-delà, un monde parallèle plus élevé (d’où l’image du Ciel) où certains devront, tout d’abord, payer les conséquences de leurs mauvaises actions. Comme sur terre, l’assassin, le voleur, le menteur, le traître, doivent expier. S’ils ont échappé à la justice des hommes (« pas vu pas pris » ), ils n’échapperont pas à celle de Dieu.
          Pour le commun des mortels, après un moment d’errance (voir texte « n’abandonnez pas vos défunts »), l’homme, maintenant esprit, toujours bien vivant, va faire le point avec ses guides, analyser sa vie, ses bonnes actions, celles qui l’ont été moins et qu’il faut améliorer, et enfin les défauts qu’il faut supprimer à jamais.
          La fatigue que ressent le coureur, c’est le karma qui s’accumule, c’est à dire les mauvaises actions dont on ne s‘est pas repenti, les dettes que l’on n’a pas réglées précédemment. Si bien que l’on peut avoir mené une dernière vie (presque) exempte de péchés, mais ne pas avoir payé les fautes commises dans des vies antérieures. Or, toutes les actions et décisions de toutes nos vies sont inscrites sur le grand livre de Vie, et personne n’y échappe. Le statut sur terre n’a rien à voir, tout le monde est jugé de la même façon : un grand roi peut être rempli de péchés, un SDF avoir un cœur en or.
          La conservation du corps physique ne joue aucun rôle.
          Qui décide de notre avenir dans l’au-delà ? Le juge est notre propre conscience, et nous ne pouvons absolument pas mentir. Nous sommes jugés selon nos actes. Le minimum attendu est l’humilité, le l’amour envers le Créateur, le respect et un comportement charitable envers nos semblables, et surtout le pardon, que nous devons accorder si nous voulons, nous aussi, être pardonnés. Car nous serons jugés comme nous avons jugé sur terre : celui qui s’est montré dur envers les autres sera jugé avec dureté, tel autre qui a fait preuve de tolérance sera jugé de même. Quant à l’orgueilleux, il sera rabaissé et l’humble élevé. Et ne croyez pas que ces commandements soient une copie conforme de l’Evangile. Toutes les religions enseignent la même chose : l’homme récolte ce qu’il a semé.
          Au fur et à mesure qu’il rectifie ses erreurs, l’esprit s’élève et atteint un haut degré de Lumière, où il fera, avec ses guides (esprits de Lumière très élevés, ayant terminé leurs incarnations), le point sur sa vie, écoutera leurs leçons pour s’améliorer afin de ne pas recommencer les mêmes erreurs. Car, tant qu’il n’aura pas compris, il sera confronté au même problème. C’est ainsi que l’humanité s’améliore au fil du temps, car ce sont les mêmes hommes qui reviennent sur terre, souvent ensemble d‘ailleurs.

          La vie éternelle n’est pas du futur, c’est le présent, comme le Tour de France qui se gagne à chaque étape. Nous sommes tous des coureurs. Si vous voulons remonter les Champs-Elysées et arriver à l‘Etoile vêtu de jaune, triomphants et heureux, à nous d’agir le mieux possible dès maintenant afin de gagner un bonheur bien mérité en participant un jour à l’œuvre du Créateur, qui nous a faits à son image.
          Croyez vite, car l’heure du grand Jugement approche !

 

 

(1) L'adversaire est une des traductions du nom de Satan

(2) Les Champs-Elysées sont le séjour des bienheureux chez les Grecs anciens