Les attentats sont de retour. Il y en a tous les jours dans divers points du globe, mais nous ne réalisons leur impact que lorsque nous en sommes les victimes.
En janvier, l’on a parlé d’attentats contre Charlie-hebdo alors que ce n’était qu’un simple règlement de comptes. Le journal était menacé, mais protégé aux frais du contribuable afin qu’il puisse continuer, avec l’aval des autorités, à déverser ses blasphèmes et ses insultes sur les deux milliards de musulmans et les cinq milliards de chrétiens répartis dans le monde. Les chrétiens ont avalé leur honte, les musulmans, non.
Lorsque le drame annoncé s’est produit, ce fut un tollé général. Gare à celui qui n’était pas Charlie. Là encore, application de la pensée unique sous prétexte que c’est la liberté. Mais non, la liberté, ce n’est pas d‘insulter et de provoquer. La liberté, c’est que chacun exprime ses idées sans crainte de représailles. Mais la liberté s’arrête aussi où commence celle de l’autre, et il existe d’autres moyens de faire avancer le monde que le sacrilège et l‘injure.
Nous venons d’avoir la réponse au slogan provocateur de « même pas peur. » Qu’il y ait des facteurs aggravants, cela est possible, mais la France est la première visée car c’est, pour beaucoup et en particulier pour les musulmans, une nation impie. Nous avons rabattu notre superbe. Pas la moindre marche organisée en hommage à ces victimes, celles-là innocentes. Nous avons donné aux terroristes les bâtons pour nous battre, ils ont su s’en servir.

Hier comme aujourd‘hui, les médias font leurs choux gras du malheur des hommes et donnent à nouveau aux ennemis toutes les armes pour recommencer. Les scènes de terreur, de consternation, les gens paniqués ou éplorés, les cris, le sang, sont des nourritures pour les futurs auteurs d’attentats. Ils ne sont pas plus bêtes que nous et vont se repaître pendant des mois du mal qu’ils ont fait, ce mal qui leur fait tant de bien, en visionnant nos images. C’est ce qu’ils voulaient, ils ont réussi, pensez à leur joie, ils en sortiront plus forts. Il est très important de savoir (c’est une loi de l’Univers) que les forces du mal se nourrissent de sang humain, de nos peurs, de nos angoisses, de nos pleurs, et nous leur portons tout cela sur un plateau, avec force détails. La semaine prochaine, nous aurons toutes les scènes de violence en couleur sur les journaux, tout le monde pourra lire que personne ne se sent en sécurité. C’est justement ce qu’ils veulent et cela ne fera qu’augmenter leur détermination.
Lors de tels événements, il serait préférable de donner le minimum d’informations. Les journalistes informent mais ne réfléchissent pas aux conséquences. Certes, de tels événements sont une aubaine pour eux, mais ce voyeurisme malsain ne sert qu’à renforcer le terrorisme.

Malgré des dizaines de millénaires de guerres incessantes, nous n’avons pas encore compris que ce n’est pas en répondant à la violence par la violence que l’on obtient une paix durable. Certes, un pays peut en écraser un autre momentanément mais, lorsqu’il s’agit d’une pieuvre qui étend ses tentacules partout dans le monde, il faut avoir le courage et l’humilité de reconnaître que les bombes ne résolvent rien. Alors il faut changer de méthode : ni haine ni violence. Et si ces propositions paraissent aujourd’hui utopistes, elles doivent être la réalité de demain.
Ces deux dizaines de milliers de combattants de l’état islamique tiennent en otage, en quelque sorte, sept milliards d’hommes. Ils aiment la prière ? Eh bien, prions, et prions aussi pour eux, cela leur fera du bien. C’est gratuit et à la portée de tous.
Il faudrait unir tous les gens de bonne volonté, à commencer par les musulmans, pour qui Allah est un dieu d‘amour et qui doit souffrir de voir le comportement dévoyé de certaines de ses créatures. Que se montent des chaînes de prières dans tous les lieux de culte du monde entier, car la Lumière repousse le mal.
On peut également utiliser les rues, organiser de grands rassemblements à l‘échelle planétaire. Il faudrait s’y tenir pendant longtemps, car le mal est très puissant. Une semaine dans un pays, une autre dans un autre, des millions de personnes lisant des prières, des chants, des poèmes invitant à l’amour universel ; des gens vêtus de blanc, armés de fleurs et de lumières, envoyant des pensées positives de fraternité, et de paix entre les hommes ; il y aurait assurément des résultats positifs. Encore faut-il le vouloir vraiment, car c’est un effort de tout un chacun.
Que l‘humanité se lève, la fleur à la boutonnière, l’amour au cœur, une petite lumière au creux de la main et des chants de paix sur les lèvres. C’est bientôt Noël, la fête de la Lumière (et non de la matérialité ambiante), profitons-en. Il n’y a pas d’autre façon pour vaincre et pour que nos enfants vivent en paix.